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en
savoir plus sur...Galiléo
Les recherches portent sur une technologie d'envergure
mondiale, "le projet GALILEO", qui consiste à déployer
une constellation de satellites autour de notre planète afin de
créer un système de navigation satellitaire visant à
réduire, pour des raisons stratégiques et économiques,
la dépendance de L'Union Européenne vis à vis des
systèmes GPS américain, et GLONASS russe.
Le système GPS domine actuellement le marché. Il est donc
nécessaire de garantir les besoins stratégiques européens,
en matière de Sécurité et de Politique étrangère,
sans risques ni coûts excessifs.
Le système devra assurer une couverture planétaire pour
permettre des applications sécurisées avec une précision
horizontale inférieure à dix mètres, pour un temps
de dix nanosecondes.
Les applications sont pratiquement illimitées. On peut citer pour
exemple :
La gestion des transports routiers, aériens, ferroviaires, maritimes,
sous-marins
La protection de l'environnement
La gestion de l'agriculture
La télé Médecine, les télécommunications,
le téléenseignement
Le contrôle de la pêche
Le secours des vies humaines
Les contrôles douaniers
L'optimisation de la téléphonie mobile
Le repérage de véhicules volés
Les opérations bancaires
Les opérations humanitaires
Le suivi de marquages scientifiques
Le coût total de GALILEO pour la période
1999-2008 est estimé à environ 3 milliards d'euros (soit
300Km de TGV). Comme pour le GPS, la fourniture du signal devrait être
gratuite.
Une Globalisation du système, avec le GPS et le GLONASS, devrait
être concrétisée par le GNSS (Système Global
de Navigation par Satellite) qui inclurait d'autres partenariats au niveau
mondial. Des contacts ont déjà été pris avec
le Canada, la Chine, la Suisse, Israël, l'Australie, l'Afrique du
Sud, la Corée, l'Inde
Ce système de très hautes technologies, comprenant une partie
spatiale (les satellites) et des segments au sol, est particulièrement
vulnérable.
Il conviendra donc de rendre impossible toute utilisation détournée
des signaux ou l'accès par un ennemi éventuel en temps de
guerre. Il faudra créer des services à accès contrôlés,
réservés aux abonnés. Développer un Partenariat
Public-Privé (PPP). Créer un Comité Directeur ad
hoc et un organisme de gestion qui satisfassent aux impératifs
des différents Etats et au secteur Privé. Définir
les fréquences, prévenir tout dysfonctionnement
Le programme de développement prévu est
le suivant :
1 Phase de développement et de validation : 2001-2005
2 Phase de déploiement : 2006-2007
3 Phase d'exploitation : 2008
On comprend dès lors l'importance des travaux de
la Commission Consultative Internationale du Principe de Précaution
(CICPP) qui, compte tenu des récents incidents catastrophiques,
souhaite, à la demande de ses partenaires, réaliser des
recherches sur l'application du Principe au Projet GALILEO.
Son implication se fait en consultation permanente avec les décideurs
politiques, les scientifiques et les juristes. Un nombre important de
membres sont déjà répartis en Europe et les travaux
se déroulent en collaboration étroite avec des intervenants
issus de la société civile.
Il est évident que les notions de prévention
et de précaution sont étroitement liées.
Il est donc nécessaire de définir la valeur sémantique
des deux mots clés, prévention et précaution :
La prévention consiste à prendre des mesures pour éviter
l'expression de risques scientifiquement prévisibles.
La précaution consiste à étudier toutes les possibilités
qui permettraient d'éviter l'expression de risques a priori scientifiquement
non prévisibles, compte tenu des connaissances du moment.
Cette prise de conscience résulte du fait que l'homme, à
force de vivre à l'abri des lois sociales a perdu le sens inné
de la précaution et a fait une confiance aveugle dans le savoir
des scientifiques. Malheureusement une série de catastrophes, non
directement imputables à ces derniers, a introduit un doute latent.
La société veut comprendre et exige que les responsabilités
soient établies avec certitude et transparence.
Or, plus un Etat et une société deviennent forts, plus,
confiants en leur supériorité, ils ont tendance à
oublier les fondements du principe de précaution. Les actes terroristes
actuels en sont l'illustration la plus évidente.
Tout individu ou toute société est à la fois un prédateur
ou une proie vis à vis d'un autre individu ou d'une autre société.
Cette règle universelle ne peut malheureusement que perdurer.
La Commission Internationale Consultative souhaite donc
accélérer le processus de prise de conscience afin de réduire,
sinon annihiler, d'éventuelles catastrophes dont les conséquences
pourraient avoir une portée mondiale. Par ses travaux et ses actions,
elle doit contribuer à :
- Garantir l'indépendance du projet européen
vis à vis du GPS américain et du GLONASS russe tout en les
rendant inter-opérables.
- Définir les niveaux de responsabilité sachant que les
Etats membres devront accepter une gestion unique.
- Prévenir la naissance de nouveaux pouvoirs liés aux technologies
impliquées susceptibles de détruire l'état de droit.
- Etudier l'impact du projet sur les libertés individuelles et
collectives.
- Proposer un Droit spatial au niveau universel :
q Définition de l'Espace politique universel.
q Rédaction d'une Charte notifiant les obligations liées
au principe de précaution :
* Protection des différentes couches atmosphériques et en
particulier : la troposphère, la stratosphère et la mésosphère
(Intégrité, pollution, encombrement, qualité des
interfaces, qualités physico-chimiques, qualité des échanges
inter couches, qualité des gaz propulseurs des lanceurs
).
* Politique industrielle spatiale (gestion des risques, concurrence, monopoles,
surenchère des coûts et impact sur les populations
)
* Coordination des différents programmes
* Sécurité
* Confidentialité
* Collaboration inter étatique en matière de recherches
scientifiques et juridiques.
q Etude évolutive du Droit spatial et du non Droit en fonction
de l'avancement des technologies résultant de la réalisation
des programmes retenus et de ceux qui sont en cours d'étude.
q Information et médias.
q Formation dans les cursus universitaires.
q Etude des différentes prospectives en matière de conquête
spatiale : circum planétaire, inter stellaire, galactique et extragalactique.
q Technologies nouvelles, le Droit et l'Ethique.
en savoir plus sur...Radioactivité
La radioactivité est aussi vieille que notre Univers.
La prise de conscience de son existence par l'homme remonte à 1896
lorsque Henri BECQUEREL découvrit les rayons uraniques. Un travail
remarquable de physique expérimentale permit à Marie SKLODOWSKA
CURIE de concrétiser cette découverte par une note, le 12
avril 1898, aux Comptes Rendus de l'Académie des Sciences intitulée
: "Rayons émis par les composés de l'uranium et du
thorium".
Aujourd'hui, les applications, pacifiques et guerrières, de la
radioactivité font partie de notre vie courante et sont connues
du plus grand nombre. Toutefois, l'énergie atomique fait peur car
les populations, ignorant volontiers les services rendus à la société,
en ont une double image : celle de la terrifiante explosion nucléaire
et celle, plus sournoise, d'une force invisible et silencieuse qui tue.
Or, l'information passe mal en matière de traduction des connaissances
scientifiques. Une grande confusion règne quant à la sémantique
qui touche ce phénomène physique et en particulier les termes
d'activation, d'irradiation et de contamination.
En France, l'industrie nucléaire est sans aucun doute celle qui
est la plus soumise à des consignes de sécurité impliquant
le Principe de Précaution. Les conceptions techniques, le soin
minutieux apporté à toutes les tâches d'entretien
et de contrôle plaide en sa faveur.
Le monde vivant est né sur un caillou calciné radioactif.
Il n'est pas du tout certain que le vivant puisse se passer d'un minimum
de radioactivité. Si certaines argumentations contre le nucléaire
paraissent évidentes, toutes ne sont pas fondées, loin de
là. Pourtant, le risque zéro n'existe pas.
Compte tenu de cette crainte, le côté positif du nucléaire
en matière d'énergie propre, utilisée pour la production
d'électricité ou à des fins thérapeutiques,
ne pèse pas lourd dans la balance pour une opinion publique particulièrement
sensibilisée.
Il est vrai que les déchets nucléaires sont plutôt
inquiétants ! Ne serait-il pas plus indiqué de s'en débarrasser
en les jetant dans la gueule d'un volcan ou de les injecter directement
dans un forage qui atteigne le magma des profondeurs plutôt que
de les stocker dans des structures fragiles à long terme et donc
dangereuses ?!
En fait, les deux peurs majeures sont la contamination et l'irradiation.
Ces deux phénomènes peuvent résulter d'actes involontaires
ou volontaires.
L'acte involontaire est l'accident qui peut être occasionné
par un dysfonctionnement ou une catastrophe naturelle.
L'acte volontaire est un acte terroriste ou guerrier. Dans les deux cas
les dommages occasionnés peuvent être irréversibles
pour une grande partie des êtres vivants et donc pour l'homme.
Dans le premier cas, les préjudices et les dommages peuvent être
évalués et conduire à une réparation et des
peines pénales qui en aucun cas ne pourront être à
la hauteur de la perte d'une vie humaine. Le risque existe, ne serait-ce
que par l'existence de centrales nucléaires peu sécurisées
de type Tchernobyl.
Dans le deuxième cas, que faire lorsque, après des milliers
d'années d'évolution des civilisations humaines, l'homme
reste toujours un prédateur pour l'homme ? Le responsable c'est
le genre humain lui-même ! L'évaluation des risques et des
dommages, la prévention, la précaution, la responsabilité
ne sont que de bonnes intentions créées pour gérer
une société qui hésite à choisir entre ses
pulsions animales et ses rêves, peut-être utopiques, de liberté,
d'égalité, de fraternité et de bonheur.
Il est cependant impératif de protéger l'homme contre lui-même.
Pour cela il faut gérer le passé pour prévoir l'avenir.
Le passé c'est Hiroshima et Nagasaki, les tirs expérimentaux
de bombes nucléaires, les centrales nucléaires et leurs
déchets, c'est Tchernobyl et ses territoires contaminés,
mais aussi les thérapies correctement utilisées et analyses
médicales faisant appel à la radioactivité.
L'avenir, c'est, outre ce qui vient d'être énuméré,
l'optimisation de l'application de l'énergie de l'atome à
des fins pacifiques (en attendant les énergies propres de remplacement),
mais surtout l'inquiétante possibilité de l'utilisation
terroriste d'isotopes bradés par les pays de l'ex URSS.
Le terrorisme est la forme de violence la plus difficile à combattre.
Elle est insidieuse, invisible, psychotrope, suicidaire, donc imprévisible
et difficile à gérer.
La CICPP étudie tous les moyens juridiques
qui permettent d'appliquer le Principe de Précaution :
- Aux territoires contaminés par l'explosion de Tchernobyl.
- A la gestion des Centrales et au devenir des déchets.
- Aux dégâts susceptibles d'être occasionnés
à ces dernières par des cataclysmes naturels.
- Au terrorisme radioactif.
- A l'utilisation pacifique de la radioactivité.
Ceci, afin d'anticiper les problèmes inhérents à
l'utilisation de l'atome au niveau planétaire, à l'heure
où les besoins en énergie ne feront que croître avec
les prévisions inquiétantes de l'augmentation de la population
humaine pour le siècle à venir.
en savoir plus sur...Bioterrorisme
Le Bioterrorisme ou guerre biologique est une arme nouvelle
utilisée dans le cadre de la relation proie-prédateur qui
prévaut depuis les origines dans l'Univers qui est le nôtre.
Seul l'homme, devenu le prédateur extrême, est susceptible
d'utiliser certaines formes de la vie, particulièrement bien armées,
pour attaquer ou se défendre, et de les modifier pour les rendre
encore plus agressives afin de les retourner contre ses semblables.
Actuellement, le législateur a accumulé un retard considérable
en ce qui concerne l'avancée et le contrôle des biotechnologies.
La protection du citoyen, et de l'environnement, devient un objectif prioritaire.
Un certain nombre de questions se posent quant aux programmations des
recherches et à l'utilisation des biotechnologies :
- Les biotechnologies sont-elles nécessaires pour lutter contre
la faim dans le monde ?
- La course au profit immédiat prévalant sur l'observation
du principe de précaution ne risque-t-elle pas d'entraîner
des désastres irréversibles ?
- L'empire de certaines sociétés, plus riches que les Etats,
ne les menace-t-il pas dans l'application de leurs programmes politiques
?
- Les biotechnologies ne constituent-elles pas une source d'armes inépuisables
pour le bioterrorisme ?
En fait, cette nouvelle forme de violence n'implique pas les seules armes
microbiologiques mais toutes celles qui utilisent un être biologique
(du virus ou de la bactérie à l'homme) contre l'humanité
à des fins politiques d'hégémonie ou de haine. Par
exemple :
· Des êtres produits par les manipulations microbiologiques
(génie génétique) comme les bactéries (botulisme,
charbon, peste
), les virus (grippe, sida, variole
)
· Des animaux comme les dauphins entraînés par les
armées à poser des mines sous la coque des bateaux.
· Des plantes ou des animaux issus des manipulations génétiques
: les OGM, OVM, GURT
· L'addition de produits chimiques ou radioactifs à des
produits alimentaires ou à l'eau de consommation (contamination
chimique).
· Des êtres-humains-kamikazes porteurs de bombes ou de maladies
sexuellement transmissibles.
· L'utilisation de l'internet pour plonger des populations entières
dans le mirage de vies virtuelles qui les rendront apathiques, sans volonté,
dociles, soumis et incapables de réagir tout en assouvissant leurs
fantasmes.
· La stérilisation de végétaux d'intérêt
agroalimentaire pour affamer des pays entiers.
· Le bioterrorisme agronomique (maîtrise et stérilisation
des semences, contamination radioactive ou chimique des sols
).
· Le psychoterrorisme (informations inductrices de psychoses et
de paniques incontrôlables).
L'article 27 de la Déclaration Universelle des
Droits de l'Homme stipule que :
"Toute personne a le droit de participer au progrès scientifique
et aux bienfaits qui en résultent".
En fait, le progrès scientifique, dont le but devait être
le bonheur d'une humanité confrontée au problème
d'une surpopulation accélérée, difficile à
gérer, risque d'engendrer une science aux pouvoirs immenses, non
contrôlée, sans conscience et sans éthique car déresponsabilisée.
Quels sont les facteurs responsables de cette dérive ?
* La recherche publique est financée sur des thématiques
définies par la politique des Etats.
* Les Etats n'ont, à ce jour, pas harmonisé leurs politiques
de recherche.
* Les grosses sociétés privées déposent des
brevets qui leur confèrent une exclusivité durable en vertu
de leur seul profit.
* Les résultats obtenus par la recherche publique profitent, grâce
aux systèmes mis en place, aux seules sociétés privées
des pays riches aux dépens des pays pauvres ou en voie de développement.
* Ces mêmes résultats, lorsqu'ils sont applicables, comportent
des risques et des incertitudes non évalués.
Le bioterrorisme est indissociable des biotechnologies.
Pour combattre l'un, il faut maîtriser l'autre.
en savoir plus
sur...Liberté
L'article 4 de la Déclaration (française)
des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26août 1789 stipule :
"La Liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne
nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque
homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société
la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être
déterminées que par la loi.
L'article 5 précise :
"La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles
à la société. Tout ce qui n'est pas défendu
par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut-être
contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas".
Il en découle que les mécanismes restrictifs
à la liberté doivent impérativement être évolutifs
sous peine de dérives dangereuses.
La liberté obéit à la théorie des espaces
clos : tout individu, tout au long de son chemin de vie, se trouve prisonnier
à l'intérieur d'un nombre indéterminé de bulles
concentriques (ventre de sa mère, cellules familiales, religieuses,
sociales, gnostiques, spirituelles, étatiques
). La conquête
progressive de chacun de ces espaces contribue à l'acquisition
d'un degré de liberté supplémentaire.
Or, nous constatons que l'évolution rapide de la civilisation humaine
débouche sur un développement fulgurant des technologies.
L'homme, (apte à comprendre par analyse, déduction, synthèse
et intuition), est donc une créature que l'Univers a créée
pour le découvrir Lui-même. Cependant, l'expression de cette
potentialité qualitative, tout en induisant des extases, conduit
inévitablement à des dérives. La science ne débouche
pas obligatoirement, comme elle le devrait, sur une liberté plus
grande, et le Droit engendre une multitude de lois qui constituent autant
d'entraves à son expression. De surcroît, les Droits des
différents Etats de la planète ne sont pas en phase.
Les populations ont une idée individuelle et idéaliste de
la Liberté : elle est un droit absolu et inaliénable. Cette
notion est d'autant plus irréaliste que l'évolution impressionnante
de la densité de la population mondiale constitue un inhibiteur
puissant et inévitable.
La société crée elle-même ses propres inégalités
et injustices, sources de conflits perpétuels. La pauvreté,
la richesse, les intolérances religieuses, les racismes, les pays
qui manquent de tout, ceux qui ne manquent de rien, les scissions politiques
volontairement entretenues, le pouvoir, l'absence de pouvoir, la propriété,
la prévarication, les harcèlements, les viols de toutes
sortes, les guerres, les terrorismes
constituent autant d'insultes
à la liberté.
Alors ?
- Faut-il légiférer sur tout et contraindre toujours plus
?
- Faut-il de plus en plus restreindre les espaces et les degrés
de liberté ?
- Faut-il annihiler définitivement la raison d'être de l'être
humain, de ce vers quoi il tend temporellement et spirituellement ?
- Les Etats doivent-ils assumer seuls la responsabilité souveraine
de l'espèce en confisquant définitivement les libertés
individuelles afin de privilégier le développement qualitatif
de quelques favorisés aux dépens de la multitude ?
- L'homme, cet animal biologique, sera-t-il capable de transcender son
génome en se libérant de la relation proie-prédateur
qui sévit en lui, de par sa nature même, depuis le début
des âges et qui le conduit à dominer, posséder et
exclure ?
- L'inévitable inégalité des chances, dès
la naissance, n'est-elle pas contradictoire avec la notion même
de liberté ?
- La liberté a-t-elle été le véritable but
de la démocratie ou un leurre trompeur pour manipuler les peuples
?
- La démocratie peut-elle exister sans garantir la liberté
?
- La liberté est-elle une utopie, une vue de l'esprit pour philosophe
en mal de moralité sociale ?
- La liberté n'a-t-elle jamais existé que dans l'esprit
de quelques illuminés ?
De telles questions n'ont jamais trouvé de réponses compte
tenu des bases institutionnelles qui ont permis de gérer dans l'urgence
l'émergence des civilisations. L'homme préhistorique donna
naissance à l'homme historique. La Renaissance du XVème
siècle permit au monde occidental de prendre un nouvel essor grâce
à un retour aux sources antiques. La Renaissance du XXème
siècle s'est libérée de ce cordon ombilical et, dans
sa multitude, cherche désespérément de nouvelles
références. Dictatures, oligarchies, démocraties
et ploutocraties ont failli. L'homme du XXIème siècle doit
muter ou disparaître.
La Commission a engagé un débat fondamental
sur cette notion de Liberté dont on ne pourra plus, à l'avenir,
déployer hypocritement l'étendard virtuel et mensonger sur
les façades des palais étatiques qui gèrent la planète.
Les bases sont à redéfinir. Le passé ne peut plus
désormais garantir l'avenir en jouant sur des mots trop longtemps
abusés à des fins démagogiques. Il faut imaginer
un monde meilleur et vrai.
en savoir plus
sur...Risques majeurs & préjudice
Le risque majeur est un danger prévisible ou imprévisible
qui peut entraîner un préjudice de nature irréversible
dont la réparation est inestimable.
Toutes les technologies génèrent des risques. Seule, la
prévention est digne d'un gestionnaire responsable. Accomplir des
actes générateurs d'un risque imprévisible est inadmissible
eu égard aux conséquences dramatiques et irréversibles
qui pourraient affecter l'environnement et les domaines de Vie.
Un événement catastrophique, comme une contamination radioactive
à très fortes doses de territoires, entraîne une conséquence
qui peut être irréversible pour l'espèce humaine et
l'environnement, car il entraîne des dommages irréparables.
La contamination perdurera, interdisant le développement d'une
vie, animale et végétale, normale et durable.
Les civilisations précédentes n'ont pas connu cette qualité
de risque majeur. Les destructions étaient localisées géographiquement.
Actuellement, elles menacent la planète entière.
La notion d'irréversibilité se limitait, au cours des guerres,
à un anéantissement limité de guerriers et de civils.
Aujourd'hui, les nouvelles technologies peuvent déboucher sur l'éradication
brutale de toutes les formes de vie. Le Curatif devient problématique,
voire inenvisageable. Reste donc le Préventif. Pour prévenir,
il faut savoir apprécier les causes pour évaluer les effets.
Seule, une recherche à long terme, responsabilisée et raisonnée,
peut prévenir les effets en les rendant prévisibles. L'acte
doit être certain, non aléatoire, ses effets doivent pouvoir
être contrôlés dans l'espace et dans le temps. Aucune
application rapide d'une technologie ne peut être justifiée
sans une étude préventive.
Une loi universelle devrait donc imposer à l'ensemble de la recherche
publique et privée dans un cahier des charges :
*l'obligation pour les chercheurs :
- De ne pas dissocier leurs résultats des applications susceptibles
d'être introduites dans le tissu social.
- D'apprécier les risques prévisibles encourus et de les
anticiper par des mesures de préventions énoncées
clairement au préalable.
- Dès le départ du programme de recherche, d'associer juristes
et scientifiques, sachant que ces derniers auront nécessairement
acquis les bases juridiques et économiques nécessaires (ce
qui n'est pas le cas actuellement).
- De prévoir des budgets conséquents pour les recherches
inhérentes à la prévention.
- D'interdire, en assumant la responsabilité de la paternité
de la découverte, l'application de technologies susceptibles d'entraîner
des risques majeurs imprévisibles pouvant induire des dommages
irréversibles.
*l'obligation pour les décideurs :
- D'informer les populations des programmes, projetés ou en cours,
afin d'éviter de les mettre devant le fait accompli.
- L'argent public permettant le financement des recherches, celles-ci
doivent être justifiées au moment de leur conception, pendant
les expérimentations et par une publication rapide et intelligible
des résultats.
- Lors de la décision de la phase d'application, les instances
politiques doivent procéder à une large consultation impliquant
des spécialistes scientifiques, juristes mais aussi des représentants
de la société civile.
- D'interdire tout programme de recherche susceptible d'entraîner
des risques majeurs imprévisibles.
- D'interdire toute collusion entre la recherche publique et la recherche
privée qui permettrait l'obtention de résultats envisagés
pour le seul profit en dépit de toute éthique.
- De contrôler la qualité et l'opportunité des programmes
de la recherche privée.
- De former, d'informer et de dialoguer avec l'ensemble des représentants
de la société civile.
*L'obligation pour la société civile :
- De participer aux débats proposés par les décideurs,
assumant ainsi leur responsabilité de citoyens.
- De constituer une force de propositions adaptées aux situations
vécues sur le terrain.
- D'avoir un comportement citoyen, individuel et collectif, qui contribue
harmonieusement à l'évolution des structures dans lesquelles
elle évolue quotidiennement.
La Commission conduit ses réflexions sur :
· La définition des responsabilités exercées
dans la création et l'application des nouvelles technologies et
leurs effets sur la société civile.
· Les mécanismes juridiques qui gèrent les méthodes
d'étude de la prévention.
· Les interdits inhérents aux risques majeurs et les moyens
mis en uvre pour prévenir le déclenchement d'un processus
irréversible.
en savoir plus sur...Sciences
et impact sur le Biotope
Si le biotope implique, dans sa définition générale,
un milieu biologique déterminé offrant des conditions d'habitat
relativement stables, il est évident que le développement
des sciences expérimentales, au cours de ces cinquante dernières
années, a considérablement modifié et déstabilisé
le milieu dans lequel l'homme vit.
Il existe des impacts positifs, qui contribuent au maintien
de la santé humaine, à des acquis sociaux et à une
certaine richesse.
Mais il existe des impacts particulièrement insidieux
et nocifs qui ont tendance à annihiler les premiers :
*Les applications hâtives de résultats de recherches dont
on n'a pas suffisamment évalué les effets non intentionnels.
*La finalité des thématiques ciblées par les experts
des différents ministères qui les proposent aux organismes
publics de recherche.
*Les réglementations insuffisamment étudiées qui
débouchent sur des contresens écologiques.
*Des réglementations a priori efficaces qui ne sont pas ou insuffisamment
appliquées.
*Des moyens de contrôles des nuisances ou toxiques totalement insuffisants.
*Des expertises scientifiques suspectes voire contradictoires en fonction
d'intérêts occultes.
*Un système d'évaluation totalement inefficace ou faussé
des risques et des recherches.
*Une recherche privée trop souvent en contradiction avec les intérêts
supérieurs des populations.
*Une absence d'harmonisation des lois qui gèrent la recherche,
les échanges commerciaux et la justice au niveau des Etats.
*Une absence de contrôles efficaces de l'exploitation des réserves
énergétiques à l'échelle mondiale.
*Une absence de contrôles sévères des différentes
pollutions :
-des réserves en eau potable.
-de la qualité de l'air que nous respirons.
-de la terre que nous cultivons.
*Une absence de vraie communication, d'information et de formation en
matière d'hygiène, d'alimentation, de comportement social
et de respect de l'environnement.
*Une absence d'éthique, d'éducation et de connaissance des
lois qui gèrent la société dans tous les cursus scolaires
et universitaires (hormis les enseignements spécifiques).
*Une absence de responsabilités clairement définies des
décideurs politiques aux niveaux : communal, départemental,
régional et étatique.
*Une absence de contrôles permanents et rigoureux de la sécurité
des usines chimiques, nucléaires, agrochimiques, des laboratoires
de recherche privés ou publics
.
Une telle liste ne peut pas être exhaustive, elle évolue
sans cesse et le principe de précaution qui doit être un
principe d'action doit impérativement être appliqué
à tout nouveau concept dont il garantira les effets.
Les devoirs, les droits et les libertés des citoyens, la constitution
et le fonctionnement des différentes instances dirigeantes au niveau
national, européen ou mondial, devraient faire l'objet d'enseignements
soutenus dans tous les pays de la planète dès le secondaire
et à toutes les étapes des cursus de formation.
Si la Science a pour but de décrypter les lois de l'Univers et
de conduire à un développement harmonieux de l'humanité,
le biotope dans lequel elle évolue ne doit être ni méconnu,
ni ignoré. L'une des vocations premières de la science est
de le protéger.
Connaissance, formation, éducation et donc conscience et responsabilité
sont les clés de la réussite des générations
futures.
La Terre est un être vivant, et donc fragile, qui a mis des milliards
d'années à évoluer suivant les principes de l'action
et de la réaction, de la cause et de l'effet. En cinquante ans
les technologies ont agressé tous les biotopes, les forêts
ont reculé, les déserts rongent la couverture verte, les
sources de vie sont peu à peu stérilisées. La population
humaine s'accroît de façon exponentielle, les ressources
s'épuisent, un nuage de toxicitude, émanant des activités
humaines, recouvre l'ensemble de la planète.
L'homme intelligent à peine né se révèle être
le prédateur le plus impitoyable que la Terre ait connu y compris
pour lui-même.
Les nouvelles technologies peuvent tout aussi bien générer
des outils précieux que donner naissance à de nouveaux pouvoirs
occultes dont il serait prudent de contrôler l'éclosion.
La concurrence sauvage que se livrent des groupements
économiques monstrueux peut entraîner des effets particulièrement
inhibiteurs des progrès sociaux, une inégale répartition
des richesses et des désastres irréversibles sur l'environnement
et la santé humaine.
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